Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les clubs de jeux parisiens ont refermé leurs portes, laissant les joueurs et personnels dans une situation incertaine.
Sur les Champs-Élysées, des fêtards espérant prolonger leur soirée au Club Barrière, au Punto Club ou encore au Club Pierre Charron ont été confrontés à une fermeture anticipée. Pourtant, certains établissements ont joué les prolongations : le Paris Élysée Club a maintenu ses activités jusqu’à 6 heures du matin, le Club Circus a fait de même, et le Club Montmartre a même accueilli les derniers joueurs jusqu’à 8 heures.
Mais au réveil, la fête a laissé place à une gueule de bois, teintée d’incertitudes. La fermeture des clubs, annoncée mi-décembre, est le résultat d’un échec législatif. En l’absence d’une loi de finances prolongeant l’expérimentation des clubs de jeux au-delà de 2025, l’activité est à l’arrêt. Et pour l’instant, aucune solution concrète ne semble à l’horizon.
La seule possibilité pour une réouverture rapide réside dans le vote d’un nouveau texte au Parlement. Cependant, la question ne sera abordée à l’Assemblée nationale qu’à partir de fin janvier, dans le meilleur des cas. Un scénario optimiste verrait une adoption de la loi en février ou mars, mais les tensions politiques pourraient repousser encore davantage cette échéance. Une loi votée d’ici six mois maximum semble plausible. Tout en sachant qu’une possible dissolution pourrait avoir lieu en juillet 2025w
Malgré ce flou, les clubs affichent un optimisme mesuré. “Nous restons cependant déterminés et optimistes quant à une réouverture rapide, dès que les conditions le permettront”, a déclaré le Club Circus sur ses réseaux sociaux.
Gregory Benac, président du Club Pierre Charron, partage cet espoir : “J’ai assez confiance dans les pouvoirs publics pour qu’ils trouvent une solution à cette histoire très rapidement”, a-t-il confié au Parisien.
En attendant une éventuelle réouverture, les conséquences sont lourdes, tant pour les salariés des clubs que pour les joueurs. Les employés se retrouvent sans activité du jour au lendemain. “Mais le ministère du Travail nous a dit qu’on recevrait le chômage partiel”, a rassuré Gregory Benac.
Pour les amateurs de poker et de jeux de table, l’offre légale disparaît temporairement dans la capitale. Cette situation pourrait favoriser la montée des parties privées dans les semaines à venir, même si celles-ci restent en dehors du cadre réglementé.
