Plusieurs cercles de jeux clandestins démantelés en région parisienne

Alors que les clubs de jeux sont fermés depuis le début du mois d’octobre et que la perspective de réouverture reste incertaine même si elle devrait vraisemblablement avoir lieu en janvier 2021, les parties clandestines fleurissent.

La police vient de démanteler trois tripots en Seine-Saint-Denis. C’est le journal Le Parisien qui a révélé l’information le lundi 7 décembre.

Des parties de poker clandestines étaient organisées dans des bars à chicha du Blanc-Mesnil et de La Courneuve mais dans un sous-sol à Aulnay. Les deux organisateurs de ces tripots ont été incarcérés. Malgré le confinement, les parties se déroulaient à un rythme régulier.

Après un an d’investigation, le groupe « jeux » de la brigade de répression du banditisme (BRB) a mis fin à ce réseau.

Des bénéfices confortables

Le 30 novembre dernier, à La Courneuve, les policiers ont démantelé ce tripot dans un bar à chicha. Six joueurs tapaient le carton, avec un croupier, lorsque les forces de l’ordre sont intervenues. L’un des organisateurs de ce cercle clandestin était là.

Les enquêteurs ont retrouvé sur place un livre de comptes et estiment le total des bénéfices à 10.000€ par nuit. Les parties avaient lieu tous les soirs et jusqu’à une heure tardive de la nuit. Les bénéfices organisateurs variaient entre 100.000 et 150.000€ par mois.

Huit arrestations

Huit personnes ont été arrêtées. C’est le cas des deux organisateurs, âgés de 41 ans et de 27 ans. Ils étaient déjà connus de la police. Ils avaient créé d’autres tripots clandestins au Blanc-Mesnil, dans un autre bar à chicha, et dans un sous-sol à Aulnay-sous-Bois. Ils ont été mis en examen pour « participation en bande organisée à la tenue d’une maison de jeux, association de malfaiteurs et blanchiment », explique le parquet de Bobigny.

« Les deux organisateurs ont été placés en détention, et trois joueurs ont été placés sous contrôle judiciaire. Pour la plupart, il s’agit d’habitués des tables de poker, qui se retrouvaient régulièrement via le bouche-à-oreille », explique Le Parisien.

Les établissements ont été placés sous scellés. Le 9 novembre dernier, un autre bar à chicha au Blanc Mesnil avait déjà été démantelé car il servait aussi de cercle de jeux clandestin.