Christine Bonneau : “Nous espérons une loi pérenne pour sécuriser l’avenir des clubs de jeux”

Après deux mois de fermeture, le Club Barrière a rouvert ses portes vendredi dernier, comme tous les clubs de la capitale. Christine Bonneau, directrice de l’établissement, revient sur cette période délicate, les défis rencontrés et les perspectives d’avenir pour le club et l’industrie du jeu à Paris.

Comment avez-vous vécu ces deux mois de fermeture ?

Deux mois de fermeture, c’était bien sûr une période triste. Heureusement, nous avons une école de formation de croupiers qui nous a permis de maintenir une certaine dynamique en interne. Mais aujourd’hui, nous sommes surtout heureux et ravis de redonner vie à ce club, aux côtés de nos salariés et de nos clients qui répondent présents à la réouverture.

Avez-vous profité de cette pause forcée pour préparer des nouveautés ?

Deux mois, c’est à la fois long et court pour mettre en place de véritables changements. Nous avons des projets en préparation, mais ils arriveront progressivement.

Vous avez mis en place une opération spéciale pour les détenteurs de la carte VIP. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Tout à fait. Pendant huit jours, tous les clients possédant la carte VIP du Club bénéficieront d’une offre exclusive : pour 50 euros, ils recevront 100 euros de jetons. Une manière de remercier nos fidèles joueurs et de célébrer cette reprise tant attendue. Cette offre est soumise à certaines conditions que vous pouvez retrouver sur notre site.

Ces derniers mois, on a beaucoup parlé de la pérennisation des clubs de jeux et de l’arrivée de la roulette, qui a finalement été repoussée. Quelle est votre position à ce sujet ?

Lorsque la fermeture a été annoncée en décembre, nous espérions que la réouverture se ferait sous un cadre législatif pérenne. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Aujourd’hui, nous avons une autorisation en mode expérimental jusqu’au 31 décembre 2027. Ce que nous espérons, c’est que les pouvoirs publics accélèrent la mise en place d’une loi définitive.

Une loi pérenne est essentielle pour assurer la stabilité des clubs de jeux, mais aussi pour sécuriser l’avenir de nos salariés. L’annonce d’une fermeture est toujours difficile à vivre, notamment sur le plan psychologique. Durant cette période, nos employés ont été placés en chômage partiel. Nous avons pu proposer à certains d’être relocalisés dans d’autres établissements du groupe, mais ce n’est jamais simple.

Quel est l’état d’esprit aujourd’hui, après la réouverture ?

Il y a un vrai soulagement, tant pour nos équipes que pour nos clients. Tout le monde respire à nouveau, heureux de voir le Club revivre. Nous sommes impatients de continuer à faire vibrer cet établissement et d’accueillir nos joueurs dans les meilleures conditions.

Est-ce qu’il y a des évolutions à venir sur la partie poker ?

Nous organisons toujours deux tournois hebdomadaires, le mardi et le mercredi. Nous aurions dû accueillir l’ EPT, mais malheureusement, en raison de la fermeture, cela n’a pas été possible. Ce qu’il faut savoir, c’est que près de 2 000 clients internationaux devaient venir à Paris pour cet événement. Ce sont des visiteurs qui consomment, que ce soit en hôtellerie ou en restauration, et cette absence représente un manque à gagner pour tout le monde. A noter qu’une étape du BPT aura lieu dans notre club au mois de mai.