Quand elle traverse la salle, Malvina Anselin Desforges ne passe pas inaperçue. Élégante et discrète à la fois, la MCD du Punto Club cultive un style posé qui reflète assez bien sa manière de travailler. Amatrice de littérature et d’écriture, elle accorde une importance particulière aux relations humaines, un aspect qui guide aussi son management. Arrivée au Punto Club en juin 2025, elle s’inscrit dans une trajectoire étroitement liée à l’histoire des cercles et des clubs parisiens.
L’école des cercles
Originaire du Nord, arrivée à Paris à 18 ans, elle débute presque par accident après une annonce repérée dans Le Figaro. Cinq jours de formation, et la voilà propulsée croupière dans l’arène des cercles. Elle fera ses armes au Cercle Haussmann, où elle est marquée par la figure de Monsieur Thomas, puis à l’Aviation Club de France.
Elle passe également par Le Gaillon, un lieu particulier pour elle : ces anciens locaux sont aujourd’hui ceux du Punto Club. Une forme de continuité presque symbolique. Toute sa carrière s’est construite sur les tables : contrepartie, poker, puis chef d’équipe. Elle n’a jamais été joueuse.
La nuit, les rencontres, l’humain
Malvina Anselin Desforges aime l’ambiance nocturne. Le rythme inversé, les personnalités singulières, les échanges qui ne ressemblent à aucun autre milieu professionnel. « Dans les jeux, on fait des rencontres qu’on ne ferait nulle part ailleurs. » Après la fermeture des cercles, elle s’éloigne un temps, passe par le marketing, élève ses enfants. Mais le monde des clubs agit comme un aimant. Elle participe à l’ouverture du Club Pierre Charron, avant de rejoindre le Punto Club.
Ce qu’elle y retrouve, c’est une atmosphère plus intimiste, presque familiale. Un esprit d’équipe réel, une solidarité qu’elle estime essentielle. Elle entretient des relations très fluides avec les croupiers et ses collègues, consciente d’avoir été, elle aussi, longtemps « de l’autre côté de la table ».
Une manager issue du terrain
Son management repose sur l’expérience. Fermeté, oui. Mais surtout écoute et cohésion. Elle sait combien le bien-être des équipes conditionne l’ambiance en salle. Avec Cyril Leroy, le directeur, le feeling est immédiat. Elle loue sa passion du métier, son attention aux collaborateurs, sa capacité à fédérer. Pour elle, la direction ne doit pas être hors sol : elle doit comprendre la salle et les équipes.
Aujourd’hui, Malvina avance avec optimisme avec l’ouverture du vaisseau amiral du Groupe Partouche situé avenue de la Grande Armée. Elle reste fidèle à ce qui l’a attirée à 18 ans : l’humain. Chez elle, le jeu n’est jamais qu’un prétexte. Ce qui compte vraiment, ce sont les personnes autour de la table.
