Il a pris ses fonctions début janvier 2026. À 42 ans, Stéphane Dumoulin arrive à la direction de l’Impérial Club Paris avec une ligne claire : dynamiser le club avec une exigence opérationnelle forte, nourrie par plus de vingt ans de métier. Chez lui, la direction ne se conçoit pas hors sol. Elle se construit dans la connaissance intime du jeu, des équipes et des normes réglementaires.
Une carrière bâtie dans le jeu
Belge d’origine, Stéphane Dumoulin entre dans l’univers des casinos à 20 ans, presque par hasard, lors de l’ouverture d’un établissement à Bruxelles. Très vite, il se forme à l’école des jeux autrichienne, réputée pour sa rigueur et son niveau d’exigence. Cette culture professionnelle — précision, discipline — deviendra son socle.
Croupier, chef de table, il participe aux championnats européens de croupiers avant d’évoluer vers des fonctions d’encadrement. Toujours avec la même constance : rester au plus près du jeu et des réalités du terrain.
Poker et jeux traditionnels, une expertise complémentaire
Si son ADN est profondément ancré dans les jeux traditionnels, Dumoulin développe en parallèle une solide expérience dans le poker événementiel. Directeur de tournois freelance, il collabore notamment avec le World Poker Tour et PokerStars, et intervient comme formateur à une période charnière du développement des circuits live.

Il fonde également sa société de conseil avec laquelle il accompagne plusieurs casinos européens dans la structuration de leur offre poker, y compris des rooms online. Parmi les projets marquants : la création du format Zone 30, toujours exploité aujourd’hui par Winamax.
Du Club Barrière à l’Impérial
En 2019, il rejoint Paris pour l’ouverture du Club Barrière. Il y découvre de l’intérieur le modèle des clubs de jeux parisiens et approfondit sa connaissance d’une clientèle haut de gamme déjà familière, notamment via Bruxelles. Après la période Covid, il devient directeur des jeux à Toulouse, toujours au sein du groupe Barrière.
Fin 2025, Olivier Raineau le sollicite pour prendre la direction de l’Impérial Club Paris. L’entretien, long et largement consacré au jeu et à la vision du métier, scelle une rencontre fondée sur des valeurs communes : rigueur, proximité, responsabilité.
Consolider plutôt que transformer
À l’Impérial, Stéphane Dumoulin ne cherche pas à réinventer un modèle qui fonctionne. Son objectif est ailleurs : consolider, structurer et anticiper. Le club revendique une identité forte, familiale, qu’il entend préserver.
L’offre de jeu s’inscrit dans cette logique. L’Impérial entend rester une référence parisienne du Punto Banco, un jeu particulièrement dynamique en journée et cohérent avec sa clientèle asiatique. L’arrivée annoncée de la roulette est préparée de longue date : formation interne des croupiers, matériel. Dumoulin, lui-même formateur roulette, veut être prêt dès que l’autorisation sera accordée.
Dans un contexte de vigilance accrue des autorités, l’excellence réglementaire constitue l’un des piliers de sa mission. Process, procédures, sécurité : l’approche est méthodique, héritée des grandes maisons. Même exigence sur le jeu responsable, qu’il considère comme une conviction professionnelle autant qu’éthique. « Le jeu doit rester un plaisir », rappelle-t-il, avec l’idée d’un accompagnement constant et d’une relation durable avec la clientèle.
Un club ancré dans son territoire
Implanté dans le 13ᵉ arrondissement, l’Impérial Club Paris assume un positionnement distinct des clubs du 8ᵉ. Accessibilité, proximité et fidélité constituent ses atouts majeurs : parking ouvert 24h/24, amplitude horaire, activité soutenue en journée, forte actualité événementielle. L’objectif est clair : élargir la base de joueurs, dans un environnement encore insuffisamment identifié par le grand public.
Premier temps fort pour lui depuis son arrivée, le 17 février prochain, le club organise son gros rendez-vous annuel à l’occasion du Nouvel An chinois. Au programme : buffet, tombola et de nombreuses surprises.
Stéphane Dumoulin a vécu à Bruxelles et Toulouse. Pourtant, Paris s’est imposée comme une évidence. « Quand on m’a annoncé mon retour à Paris, j’avais le sentiment de rentrer à la maison. »
Compétiteur assumé, joueur de poker, amateur de golf, il aborde ce premier poste de directeur responsable avec détermination. À la tête de l’Impérial Club Paris, il avance avec une ligne simple et exigeante : respecter les joueurs et faire de l’excellence opérationnelle un standard quotidien.
