La fin d’année pourrait marquer un coup d’arrêt brutal pour les clubs de jeux parisiens. Faute de prolongation législative de leur régime expérimental, ces établissements devront potentiellement fermer leurs portes au 31 décembre 2024. Une situation qui provoque l’indignation du groupe Barrière, gestionnaire du Club Barrière sur les Champs-Élysées.
Dans un communiqué, Grégory Rabuel, directeur général du groupe, réagit vivement :
« La nouvelle est pour nous un choc. La situation est inédite et insensée. Des centaines d’emplois sont menacés. Nous demandons au futur Gouvernement de trouver une solution au plus vite. »

Un secteur important pour l’attractivité de Paris
Les clubs de jeux parisiens, autorisés depuis 2018 dans le cadre d’une expérimentation, jouent un rôle clé dans l’attractivité de la capitale. Le Club Barrière, par exemple, emploie 200 personnes et accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs. Au total, les clubs génèrent 50 millions d’euros de recettes fiscales annuelles, réparties entre l’État (40 millions) et la mairie de Paris (10 millions).
Barrière rappelle également l’impact de ces établissements sur la lutte contre les pratiques clandestines :
« Les clubs de jeux et leurs salariés sont les premières victimes de l’absence d’adoption du texte de loi. »
Alors que l’expérimentation devait être prolongée d’un an pour permettre une réforme durable, la censure gouvernementale a empêché l’examen de la loi de finances 2025. Une décision qui, selon Barrière, met en péril une filière saluée pour son efficacité et son respect des réglementations.
Un appel au sursaut
Le groupe s’associe aux autres opérateurs pour tenter de trouver une issue rapide. À quelques jours de Noël, les 1 200 salariés du secteur se retrouvent dans l’incertitude, sans perspective d’emploi au 1er janvier.
« La nouvelle est pour nous un choc », répète Grégory Rabuel.
Le temps presse. Sans intervention législative, c’est tout un pan de l’économie et de l’attractivité parisiennes qui sont menacés.
