A 34 ans, Anthony Sarrau, Membre du Comité de Direction (MCD) au Paris Elysées Club depuis 2019 est un des piliers du club de la rue Marbeuf. Avec professionnalisme, il accueille dans les meilleures conditions les joueurs et les joueuses. Il manage aussi avec rigueur et bienveillance les équipes dont il s’occupe. Ce fan de musique sait toujours être dans le bon tempo. Portrait.
Costume impeccable et large sourire, Anthony Sarrau est une des figures du PEC. Malgré son jeune âge, ce trentenaire a déjà une belle expérience dans les jeux. Originaire de Corse, Anthony Sarrau a grandi dans le Sud-Ouest, bercé par sa passion pour la musique. Batteur et guitariste, il s’imaginait peut-être un destin différent avant de se tourner vers l’univers des jeux d’argent. En 2008, à 18 ans, il suit une formation à la Cerus Casino Academy à Bordeaux, une étape décisive qui l’oriente vers une carrière de croupier.
Premiers pas dans le métier : Knokke, en Belgique
Il fait ses débuts en Belgique au casino de Knokke, en la station balnéaire huppé de la côte. De 2008 à 2012, il fait ses armes dans l’établissement du groupe Partouche. C’est une expérience formatrice car le lieu compte 35 tables et 10 roulettes. « Ma première cheffe de table, Vivianne, a été déterminante. Elle m’a appris à cadrer mon travail et m’a transmis la rigueur nécessaire au métier, » se souvient-il.

L’été, l’affluence est XXL. A ce moment-là, il se passionne pour la roulette et « l’ambiance enflammée qui règne autour de la table ». Il prend alors beaucoup d’annonces à gérer, du change à faire. Il se rappelle avec malice de sa première bille lancée qui a atterri…dans la coupe de champagne d’une cliente.
L’apprentissage de la rigueur suisse
Ensuite, il prend la direction de la Suisse, à Neufchâtel, entre 2012 et 2014. Pendant deux ans, il s’imprègne de la légendaire rigueur helvétique tout en étoffant son expérience. « Les casinos suisses attirent une clientèle internationale, souvent exigeante, et il faut être irréprochable, » explique-t-il. Il devient polyglotte, maîtrisant l’anglais, l’italien et le néerlandais, ce qui s’avère un atout précieux pour un croupier. Il commence aussi à surveiller des tables.
Il travaille ensuite à Genève. Un établissement qui ne désemplit pas. Situé à seulement quinze minutes à peine de l’aéroport, les touristes y défilent la nuit, notamment des Saoudiens qui viennent jouer cher. Il devient ensuite formateur en Suisse.
Il retourne à Genève comme croupier, puis cap sur Montreux. « Dans ce casino du groupe Barrière, l’ambiance était très bonne. Un lieu dédié au jeu et l’idée était que les clients s’amusent le plus possible ». Des tournois de poker y étaient alors organisés. Des Porsche et des Ferrari sont mis en jeu lors de concours. « Ce casino était un tremplin car j’y ai expérimenté le poste de chef de partie », explique-t-il.
L’aventure du Paris Elysées Club
En 2019, le paysage des jeux d’argent change à Paris avec l’ouverture des clubs de jeux. Anthony rejoint le Paris Élysées Club comme croupier, au moment où l’établissement est le seul de la capitale et ne désemplit pas. Il gravit rapidement les échelons, devenant MCD en 2021.

Sa philosophie est « Lead by exemple ». « Je connais le métier et c’est un avantage. Je peux me mettre à la place des croupiers. Je sais de quoi je parle. Je suis un acharné du travail mais je suis aussi quelqu’un de bienveillant, qui fait preuve de rigueur », précise-t-il. Il s’attache aussi à bien accueillir les joueurs et les joueuses.
Au quotidien, il jongle avec des missions variées : supervision des procédures, gestion des plannings, recrutement des croupiers et accueil des joueurs. « Venir au PEC, pour moi, ce n’est pas aller travailler, » confie-t-il avec passion.
En dehors de son métier, Anthony Sarrau reste fidèle à ses premières amours : la musique et la moto. Amateur de boxe, il s’attache aussi à préserver une certaine authenticité dans sa vie : « Je ne veux pas avoir à prouver constamment des choses, » affirme-t-il.
Quant à l’avenir, Anthony se voit gravir encore un échelon. « Un poste de directeur adjoint ou même la direction d’un casino ? Pourquoi pas. Je me sens prêt à relever ce défi. »
