Calista Simon : « J’ai atterri au bon endroit »

Les croupiers et croupières constituent un rouage essentiel dans le fonctionnement des clubs de jeux à Paris. De nouvelles recrues arrivent régulièrement dans les établissements de la capitale. C’est le cas, par exemple, au Club Circus Paris. Cerus Casino Academy y organise des sessions de formation. A 18 ans, Calista Simon fait partie de ces nouveaux talents qui vont œuvrer dans quelques mois aux tables du club de jeux du Boulevard Murat. Entretien.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel a été votre parcours avant de commencer cette formation organisée par Cerus Casino Academy ?

Je suis originaire de la région parisienne. J’ai obtenu un baccalauréat scientifique à 16 ans et je suis partie dans l’Aisne faire une année d’étude en Business International. Je me destinais à faire de la finance mais j’ai préféré arrêter et j’ai décidé de revenir dans la capitale.

A ce moment-là, il fallait que je trouve un travail et j’ai échangé avec ma mère à ce sujet. Je voulais travailler dans le monde de la nuit, dans une boite de nuit ou un bar mais ma mère était plutôt sceptique. Je suis tombé sur une petite annonce pour une formation de croupier, j’ai postulé et tout s’est enchaîné très vite. En novembre 2023, j’ai commencé la session de formation au Club Circus Paris avec Cerus Casino Academy. Ma famille m’a soutenu dans cette démarche. Avant de venir au Club Circus, je n’étais jamais entrée dans un casino.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir croupière ?

J’étais attirée par un métier de l’univers de la nuit et du divertissement. Lorsque l’on travaille dans un club ou un casino, les joueurs et joueuses ont décidé d’être là. Ils viennent se divertir, prendre du plaisir dans un esprit festif et je trouve ça plutôt plaisant d’être en contact avec ce type de clientèle. C’est un métier dans lequel on côtoie majoritairement des hommes mais ce n’est pas quelque chose qui me dérange.

Comment se déroule concrètement cette formation ?

Cette formation très complète de douze semaines se déroule en petits groupes. Dès les premiers jours, j’ai tout de suite eu l’impression d’avoir atterri au bon endroit ! Nous sommes bien encadrés et l’ambiance est très agréable.

La première phase de cette formation repose sur de la manipulation de jetons et de cartes. Il y a aussi une part théorique (addiction, tracfin, histoire des jeux, règles du jeu…). Cette formation est plutôt pratique que théorique et cela me convient très bien. Nous avons reçu une formation au Poker, Punto Banco, Blackjack ou encore l’Ultimate poker.

Il existe une belle entraide entre tous les élèves et les encadrants sont à l’écoute. A l’issue de cette formation, des tests doivent être passés avec Cerus Casino Academy et le Club Circus. Un diplôme de niveau bac nous est délivré. Ensuite, on peut travailler très vite. A priori, je vais commencer au printemps.

Quel a été votre sentiment au fil des semaines ?

Dès les premiers jours, j’ai tout de suite eu l’impression d’avoir atterri au bon endroit ! Cette formation a changé mon regard sur le travail d’équipe, sur les relations hommes/femmes dans le monde du travail. Je pense que j’ai trouvé ma place. On a tous un rôle à jouer.

Selon vous, quelles sont qualités pour être une bonne croupière ?

En premier lieu, il faut être rigoureuse, concentrée et patiente. C’est l’argent des joueurs qui est sur la table. La croupière a aussi un rôle d’accueil et de service. Il faut accompagner les joueurs et les joueuses dans une expérience de divertissement.

Selon vous, quels sont les avantages du métier de croupier ? Et ses inconvénients ?

Les journées ne se ressemblent pas, il n’y a pas de routine. Les joueurs et les joueuses changent. Pour nous, il y a des rotations aux différentes tables.

Par ailleurs, il y a des possibilités d’évolution qui peuvent être rapide, comme cheffe de table ou cheffe de partie. On peut rapidement devenir MCD par exemple. Il existe aussi des opportunités de travail à l’étranger. Potentiellement, j’adorerai travailler sur un bateau de croisière par exemple.

Pour les inconvénients, je dirais que ce métier est difficile à conjuguer avec une vie de couple et peut-être plus encore avec une vie de famille, avec des enfants. Mais, dans les clubs ou casinos, il est aussi possible de travailler à certains postes, à des horaires plus en adéquation avec la situation de famille. Pour le moment, le travail la nuit ne me dérange absolument pas.

Pour finir, que diriez-vous à une personne qui hésite à se lancer dans une formation et devenir croupier ?

Je dirais qu’avec peu ou pas de diplôme, il est possible de suivre cette formation, sans difficulté, et en plus elle est diplômante. Cette formation permet aussi de prendre confiance en soi.

Même en ne connaissant rien à l’univers du jeu, on peut apprendre très vite. J’ai vu des candidats qui semblaient avoir peu d’aptitudes pour ce métier acquérir très rapidement des compétences. Je veux d’ailleurs rendre hommage aux formateurs qui font un boulot formidable. C’est le cas, par exemple, de Thibaut Lehoux, le responsable de cette formation chez Cerus.

Le site officiel de Cerus Casino Academy